PRESENTATION
I.1 – Caractéristiques générales des nomenclatures
1. Le présent document concerne
les nomenclatures :
o
d’activités (inspirée de la CITI rév.3)
o
de produits (inspirée de la CPC)
o
articulées entre elles en reliant les produits
caractéristiques et leurs activités d’origine.
La nomenclature d’activités est
dénommée NAEMA : Nomenclature d’Activités des Etats Membres d’AFRISTAT.
La nomenclature de produits est
dénommée NOPEMA : NOmenclature de Produits des Etats Membres d’AFRISTAT.
2. La nomenclature d’activités
comporte 4 niveaux : elle reprend exactement les 17 sections
(1 lettre) ainsi que les 60 divisions (codifiées sur 2 chiffres) de la
CITI.
Les 149 groupes à trois chiffres
sont le plus souvent identiques à ceux de la CITI. Les exceptions portent sur
des agrégations de groupes CITI quand cette dernière semblait trop détaillée,
relativement à l’économie des Etats membres, ou bien sur des éclatements de
groupes CITI pour mieux décomposer les activités africaines importantes,
notamment l’agriculture et l’agro-industrie.
Cependant, la structure de la CITI
a été respectée, même quand elle représentait mal la réalité africaine :
ainsi, le traitement des produits agricoles bruts (café, coton, …) est resté
classé en agriculture.
Au total, le nombre de classes (à
quatre chiffres) est de 262, assez proche du nombre de classes de la CITI
(292).
3. La nomenclature de produits est
structurée comme la nomenclature d’activités, c’est-à-dire que les produits
(biens ou services) sont regroupés selon l’activité d’origine.
Elle reprend donc les quatre
niveaux (sections, divisions, groupes et classes) de la nomenclature
d’activités. Elle ajoute un niveau supplémentaire de détail codifié à l’aide
d’un cinquième chiffre correspondant aux 573 catégories.
4. Dans le détail de
l’organisation des nomenclatures, on peut mentionner quelques cas
particuliers :
Classes d’activités sans produits spécifiques :
o
culture
et élevage associés (il existe des produits végétaux et animaux
caractéristiques respectivement des activités de culture et d’élevage)
o
récupération
(la récupération est un procédé alternatif aboutissant à des produits déjà
repris par ailleurs).
Produits provenant de plusieurs classes d’activités :
o
poisson
Biens d’occasion ou usagés, déchets :
Les biens d’occasion ou usagés
relèvent de la même rubrique que les biens neufs, respectant ainsi les
conventions du Système Harmonisé. Quant aux déchets, ils sont par convention
classés au regard de l’activité les produisant ou ayant produit les biens neufs
à l’origine des déchets d’usage.
5. Les biens transportables
(marchandises) sont repérés dans la nomenclature douanière (SH), sauf les
exceptions présentes dans la CPC (lait cru, produits pétroliers raffinés), ou
spécifiques au contexte africain (pâte d’arachide, médicaments traditionnels).
6. Enfin, rappelons que les
services ne sont pris en compte que s’ils sont rendus à des tiers.
I.2 – Principes d’élaboration
1. Le principe fondamental a été
de prendre pour référence la CITI rév.3 pour l’élaboration de la nomenclature
d’activités pour les Etats membres d’AFRISTAT. Les 1er et 2e
niveaux de la CITI ont été repris sans modification. Pour les groupes et les
classes (3ème et 4ème niveaux de la nomenclature), il a
paru nécessaire de procéder à certaines adaptations pour tenir compte des
spécificités des économies africaines.
2. Trois points ont notamment paru
devoir être pris en considération :
o
le secteur primaire - agriculture, élevage, pêche -
tient une part très importante dans l’activité économique, puisqu’il contribue
pour près de 50 % à la formation du PIB,
o
les activités industrielles et de services sont peu
développées,
o
globalement, la diversité des activités des
entreprises, formelles et informelles est moins grande dans les économies
africaines que dans d'autres régions du monde, notamment les pays développés.
3. Ces constatations ont alors
conduit :
o
à
augmenter le nombre de rubriques élémentaires dans le secteur primaire,
o
à
réduire sensiblement le nombre de rubriques élémentaires pour les activités de
fabrication,
o
en
définitive à réduire le nombre de rubriques élémentaires.
|
Niveaux : |
CITI |
NAEMA |
|
Sections |
17 |
17 |
|
Divisions |
60 |
60 |
|
Groupes |
161 |
149 |
|
Classes |
292 |
262 |
Tableau 2 : nombre de classes
dans les différentes sections des nomenclatures CITI et NAEMA :
|
Sections |
A |
B |
C |
D |
E |
F |
G |
H |
I |
J |
K |
L |
M |
N |
O |
P |
Q |
|
CITI, rev. 3 |
9 |
1 |
12 |
127 |
4 |
5 |
29 |
2 |
17 |
12 |
31 |
8 |
5 |
6 |
22 |
1 |
1 |
|
NAEMA |
28 |
3 |
16 |
85 |
3 |
6 |
37 |
3 |
18 |
8 |
22 |
3 |
5 |
6 |
17 |
1 |
1 |
|
Différences |
+19 |
+2 |
+4 |
-42 |
-1 |
+1 |
+8 |
+1 |
+1 |
-4 |
-9 |
-5 |
0 |
0 |
-5 |
0 |
0 |
4. La
nomenclature de produits a été construite en référence à l’activité d’origine
dans la nomenclature d’activités selon une démarche analogue à celle suivie
pour la construction de la Classification statistique des Produits associée aux
Activités dans la communauté européenne (CPA), relativement à la Nomenclature
statistique des activités économiques dans la Communauté européenne (NACE).
I.3 – Classement des unités selon
l’activité
1. La nomenclature d’activités
permet de classer des unités statistiques. Ces unités peuvent être des
entreprises, des établissements, des unités de production homogènes, etc.
2. Les unités doivent être
classées dans la rubrique qui décrit le mieux leur activité, compte tenu
notamment de leur production. Le classement se fait au niveau le plus fin de la
nomenclature (classe).
3. Certaines unités exercent des
activités qui relèvent de positions différentes de la nomenclature. Il importe
alors de définir les règles de classement de cette unité dans l’une ou l’autre
des rubriques concernées.
Le caractère principal d’une
activité s’apprécie en principe par rapport à la valeur ajoutée. La difficulté
de mesurer cette grandeur peut conduire à retenir d’autres critères de
classification tels que la production, le chiffre d’affaires, l’effectif
employé, etc. Le chiffre d’affaires relatif aux reventes en l’état (commerce)
compte par convention pour un tiers de sa valeur, comparé à un chiffre
d’affaires sur production propre.
On classe d’abord par rapport au
niveau le plus élevé de la nomenclature (sections), puis par rapport à des
niveaux de plus en plus fins (divisions, groupes, classes).
En cas d’activités en cascade
(intégration verticale), la règle générale est de classer l’unité selon
l’activité la plus en aval. Les exceptions concernent la transformation de
produits primaires au sein des exploitations agricoles.
I.4 – Utilisation des
nomenclatures
1. Il est recommandé d’utiliser le
niveau le plus détaillé des nomenclatures, mais certaines informations peuvent
être structurées à un niveau agrégé. Inversement, certaines applications
peuvent nécessiter des rubriques plus détaillées que celles proposées par les
nomenclatures d’activités et de produits : statistiques détaillées sur la
production halieutique par exemple. Il est dans ce cas possible de construire
une nomenclature plus détaillée que la NAEMA et la NOPEMA, à condition que les
positions créées constituent des sous-rubriques des positions existantes.
2. L’observation de la
consommation (prix, budgets, parités de pouvoirs d’achat) relève d’une grille
autonome, s’appuyant sur la nomenclature de dépenses de consommation finale des
ménages (COICOP). De même, les statistiques douanières ou de Balance des
Paiements nécessitent des règles propres.